sept 2 2008

Siné, qua non

Aujourd’hui pas de recette de cuisine, pas de geekerie, bien qu’une soit en préparation, un sujet sérieux et politique. Ce n’est pas la première fois, et ce ne sera pas la dernière. J’aimerais que ça soit un peu plus fréquent (ou pas, parce qu’en général ce sont pour des choses qui m’asticotent fortement).

Plantons le décor. Au début du mois dernier Siné, un caricaturiste travaillant (alors) pour Charlie Hebdo publie un dessin qui fut à l’origine d’un polémique invraisemblable, la création d’une pétition demandant son renvoi et qui a servi de prétexte conduit à son renvoi. Il faut dire que le sujet, Jean Sarkozy, était croustillant et que les noms des signataires de la pétition pour le renvoi n’étaient pas moins people, avec notamment BHL.

Voici les mots qui sont à l’origine de cette histoire :

Jean Sarkozy, digne fils de son paternel et déjà conseiller général de l’UMP, est sorti presque sous les applaudissements de son procès en correctionnelle pour délit de fuite en scooter. Le Parquet a même demandé sa relaxe ! Il faut dire que le plaignant est arabe ! Ce n’est pas tout : il vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d’épouser sa fiancée, juive, et héritière des fondateurs de Darty. Il fera du chemin dans la vie, ce petit !

J’aimerai qu’on me dise ce qu’il y a d’antisémite la dedans ! Bon que Jean Sarkozy veuille se convertir est apparemment faux — entre nous, il y a pire comme accusation — mais que sa fiancée soit juive et à la fois héritière est un fait et je ne vois pas là, matière à polémique…

Un début d’explication est donné dans un texte publié sur Mon pays va mal !, sur lequel je suis tombé totalement par hasard et qui reflète totalement ce que je pense sur le sujet. J’en cite ici la conclusion :

Qu’on ne se méprenne pas : mon but n’est pas de rendre convenable ce qui ne l’est pas. L’antisémitisme est quelque chose de grave, qui doit être condamné. Mais dénaturer l’antisémitisme, en faisant passer pour antisémite ce qui ne l’est pas, est l’un des plus graves préjudice qui puisse être fait aux Juifs. Certes, l’Histoire des Juifs, persécutés au long des siècles, jusqu’à l’indicible — la Shoah —, rend le sujet sensible. Mais c’est en les singularisant ainsi, en leur offrant une condition particulière, que l’on crée les conditions pour que cette situation perdure.

Pour finir, et comme je ne parviens pas à trouver d’image de l’article en question, voici une petite note sur la religion, qui rejoint ce que je pense, c’est-à-dire oui à la spiritualité mais non à la religion.

La raligion vu pas Siné