oct 26 2009

Une vague de nouveautés

Ce week-en j’ai reçu mon invitation pour Google Wave. Je me suis donc empressé de le tester en long, en large et en travers. Voici donc mes premières impressions.

Beaucoup de commentaires sur la découverte de Wave évoquent le fait qu’au départ on n’a pas de contacts avec qui discuter, le service étant encore en beta privée. J’ai plutôt été surpris par le fait que j’avais déjà une petite dizaine de contact inscrits au service… Mais pas forcément grand chose à leur raconter à part « ah tiens toi aussi t’es sur Wave,google_wave_logo c’est cool ». Mais ça permet de mettre en jambes et de se familiariser avec l’outil… Et c’est pas un mince affaire.

Direction donc l’aide et les wave publiques où l’on discute principalement de… comment se servir de Wave ! J’y apprend ce qu’est un blip, une wave (ben ouais, en fait c’est pas simple à définir).

Donc pour essayer d’être clair et de faire simple, une wave c’est l’équivalent d’un mail, ou d’un sujet sur un forum de discussion. Une wave peut avoir un ou plusieurs destinataires, voire même le destinataire public@a.gwave.com qui rend la wave accessible à tout le monde, exactement comme dans un forum.

Un blip est une intervention dans une wave, par un ou plusieurs des destinataires. C’est un peu l’équivalent d’un ligne dans un discussion de messagerie instantanée. Chacun d’entre eux pouvant servir de point de départ à la création d’une nouvelle wave, etc.

Une fois familiarisé avec les termes on peut s’aventurer à parcourir les waves publiques, et c’est la que ça se complique, il n’y a aucune hiérarchisation du contenu. Le seul moyen de s’en sortir : la recherche ! Mais on n’est paas forecément tiré d’affaire, par exemple pour rechercher toute les waves publiques francophones il faut taper « with:public lang:fr », très logique quand on le voit écrit, mais pas intuitif pour un sou quand on se trouve davant un champ de recherche vide ! De plus, une fois qu’on à trouvé un thème qui nous convient, la wave elle même est en génénral très confuse. Forcément tous les utilisteurs étant des débutants et le service se cherchant encore il n’y a pas de procédure stricte dans la construction d’une wave (ce qui peut être aussi un atout par certain points), mais cela ajoute à l’impression générale de fouillis. Ce n’est pas gênant pour l’instant mais en vue d’utiliser Wave dans un but professionnel, cela peut devenir un fort inconvénient…

Au final Wave me fait beaucoup penser à un forum de discussion, une messagerie instantanée, un client mail, un wiki, un channel IRC.

  • Un mail parce qu’une wave se commence de la même façon : un sujet et des destinataires, à cause aussi de l’interface qui regroupe les nouveaux message dans une boîte de réception.
  • Un forum de discussion pour la direction que prennent les premières wave publiques : thèmes divers, envies de modération, etc.
  • Un wiki parce que sur une wave publique n’importe qui peut éditer tout le contenu de celle-ci.
  • Une messagerie instantanée parce qu’on voit (et c’est de loin le plus spectaculaire) la wave changer en direct au fur et à mesure des contributions des destinataires.
  • Un channel IRC pour l’utilisation de bots qui ajoutent tout un tas de fonctionnalités (traduction, mise en forme, …) à la wave.

Niveau confort d’utlisation il y a encore des progrès à faire. Vu la quantité de données à actualiser en permanence il faut un connexion internet qui tienne la route, mais il faut surtout un navigateur qui exécute le JavaScript à la vitesse de la lumière pour éviter les ralentissement. J’ai testé le service avec Chromium et Firefox 3.5 sous Linux, Safari et Firefox sous Mac OS X 10.6 et Firefox et Chrome sous Vista. Dans tous les cas Firefox s’est montré plus que gourmand en mémoire et en CPU, parfois à la limite de l’utilisable. Les navigateurs à base de Webkit s’en tirent largement mieux même si leur Conso mémoire reste élevée.
J’ai même testé la version pour iPhone, qui bien que non officiellement supportée est parfaitement fonctionnelle… En WiFi ! Oubliez pour l’instant la 3G, parce que plusieurs minutes de chargement par page, pour finir sur un plantage, ça fait vraiment beaucoup.

En résumé Wave est un OVNI dans le monde des outils de communication mis à notre disposition unes sorte de mix de tout ce qui existe mais qui cherche (en tout cas dont les utilisateur cherchent) encore sa voie et sa réelle utilité en dehors de la proesse technologique et du gadget amusant qu’il est.


août 15 2009

Ha ! (merci Tristan)

Ce billet est le commentaire que j’aurais aimé poster sur le blog de Tristan Nitot concernant l’article « S’attaquer aux tabous pour devenir écolo ».

Merci Tristan, merci d’utiliser ton blog pour faire passer ce message. Tout d’abord une remarque sur les commentaires — eh oui j’ai pris le temps de tous les lire, et ça n’a pas été du temps perdu ! — on peut les classer en trois catégories : les totalement pour (mettons 30%, je suis généreux), les totalement contre (allez, 5%) et le reste de « je suis d’accord, mais pas en ce qui concerne les enfants ».green wash

Autant le dire tout de suite j’entre dans la première catégorie. La viande est un gros polluant, tant au niveau de la production que de la distribution, je m’en passerais bien totalement si je ne trouvais pas qu’un bon steak est tellement délicieux ! La croissance n’est absolument pas nécessaire, une entreprise saine peut très bien se contenter d’un profit annuel constant. La définition de la réussite appartient bien à chacun, et même si l’idée générale est que c’est d’avoir de l’argent je dirais plutôt que c’est d’être satisfait de ce que l’on a (et je sais que c’est pas gagné !). L’importance d’être bien habillé rejoint le coup de l’argent et de la voiture, tout dépend de l’importance que l’on accorde au regard de l’autre et des « standards » de la société. Enfin, tout comme pour la croissance, le renouvellement de l’espèce se situe exactement à 2 enfants par couple (pas trois comme j’ai pu lire dans certains commentaires). Là non plus pas besoin de croissance, une *moyenne* mondiale de deux enfants pas couple (un par individu) est amplement suffisante pour la survie de l’espèce, plus c’est de la croissance, pas de la survie.

Je pense sincèrement, Tristan, que tu ne dois pas avoir honte de tenir de tels propos, bien au contraire ! Je demande d’ailleurs à tous ceux qui mettent l’humanité sur un piédestal (comme Jean-Baptiste Balleyguier, commentaire #84) et qui s’outrent de tels propos (beaucoup des commentaires précédents) : comment assurer la croissance de la population humaine dans un monde aux ressources limitées ? Même en omettant le problème causé par les déchet générés (qui n’est pas des moindres), comment nourrir, loger et donner des conditions de vie décentes (à définir) à tout ce petit monde ? `A ce propos j’ai beaucoup aimé le commentaire de Sylvain D (#113) qui parle, non sans une pointe d’ironie, d’un cycle guerre/famine – prospérité qui permettrait la régulation des naissances. C’est sûr qu’un contrôle volontaire des naissances serait autrement plus cruel, et moins… humain !

En ce qui concerne les trois catégories dans lesquelles j’ai classé les commentaires de ce billet, je trouve qu’elles reflètent très bien l’état médiatique en France. Je m’explique. Tout le monde le sait l’écologie est devenu très rapidement une préoccupation majeure ces derniers temps. Il fait bon être écolo, les médias en parlent c’est une bonne chose. On retrouve donc un majorité de commentaires allant dans ce sens. Il y a toujours des contestataires, des réfractaires, mais qui ont (eux ?) réfléchi à la question et qui sont contre, je ne suis pas de leur avis, mais c’est leur plein droit. Mais quand on aborde la question démographique qui, étrangement (et je le regrette au plus haut point) n’est pas apparue dans les médias (ni aux infos, ni dans les docu écolos comme Home de YAB – qui est magnifique au demeurant), on se retrouve devant un mur d’hostilité. Alors, faire le tri entre ceux qui ne sont pas d’accord parce que c’est leur conviction personnelle et ceux qui le sont parce qu’ils en n’ont jamais entendu parler est difficile, mais je me dis qu’il y a quelques années, à l’époque où ce n’étais pas encore à la mode que de soucier de l’environnement, il y aurait eu beaucoup mois de commentaires favorables à ce billet, je me dis que dans quelques années, quand le problème démographique aura pris la place dans les médias (et j’espère de tout cœur que ça arrivera), beaucoup de ceux qui sont contre aujourd’hui auront retourné leur veste. Ça prouve une chose au moins, que la communication en plus d’être efficace est absolument nécessaire. Il faut que la population s’habitue à un concept novateur pour le comprendre, l’accepter et l’intégrer (ou le rejeter, mais pour de « bonnes raisons », à savoir un choix personnel et pas une réaction épidermique). Certain avaient d’ailleurs critiqué Home lors de sa sortie, objectant que le film était financé et commandité par le groupe PPR qui voulait faire son « Green Washing ». Peut-être… Et alors ? Si ce film a pu déclencher une prise de conscience chez certains il aura atteint son but. Ce n’est certainement pas un petit film artisanal et pas médiatisé qui aurait pu influer autant sur les résultats de l’élection suivante.

Enfin, et pour revenir sur le point principal qui m’a décidé à écrire ce billet, je suis étonné de la mauvaise interprétation qui est faite par la plupart des commentaires. Tristan n’a jamais dit « arrêtez de faire des enfants » mais à fait deux constats. Le premier est que la norme dans la société française est de faire des enfants (plus de 2.1) et le second que un être humain de plus sur la planète ça fait un consommateur (a sens ressources naturelles, pas économique) de plus. Et, quitte à le répéter, dans un monde où les ressources sont limitées, il est physiquement impossible d’avoir un nombre de consommateurs en perpétuelle augmentation. C’est ce que dit d’ailleurs très justement Nat (commentaire #63) c’est bon, 6 milliard c’est bien, on devrait peut-être commencer à songer à s’arrêter un jour.

J’avais déjà parlé ici de Jean-Marc Jancovici. Aurélien met dans son commentaire (le #121) un lien vers les vidéos d’une série de cours qu’il a donné à l’École de Mines de Paris en mai 2008. Elles sont téléchargeables librement, et je vous en recommande vivement le visionnage.


août 9 2009

SSH tunneling

Un billet technique pour parler d’un outils bien pratique pour accéder à distance à une machine quand des obstacles (routeurs, firewalls, etc.) sont placés sur votre chemin.

Le tunneling SSH met en œuvre trois machines, au sens logique du termes, en pratique les trois machines peuvent être physiquement un seul et même ordinateur — mais ça réduit l’intérêt de la chose. Nous avons donc une machine locale, un serveur (proxy) et une machine cible. L’idée principale est d’arriver à contacter la machine cible à partir de la machine locale alors que des obstacle empêchent un connexion directe. La seule chos à avoir est un serveur intermédiaire qui lui à accès aux deux autre machines.

Il existe deux modes, le tunneling direct et le tunneling inverse. C’est en réalité la même opération qui est réalisée, mais pas de la même manière, ce qui permet de s’adapter aux différente configuration que l’on peut rencontrer.

Tunneling direct (local)

Cette opération permet de « faire croire » à la machine cible qu’elle communique avec une machine de son réseau local. L’initiateur redirige le flux reçu sur LOCAL-PORT vers le PORT de la machine cible par l’intermédiaire du proxy.

ssh-tunneling-local

Établissement du tunnel :

ssh -Nft -L LOCAL-PORT:target.com:PORT user@proxy.com

Connexion :

ssh -p LOCAL-PORT user@localhost

Tunneling inverse

Là c’est une machine du réseau local de la machine cible qui permet un accès à celle-ci depuis l’extérieur. Ici l’initiateur demande au proxy de rediriger le flux qu’il reçoit sur REMOTE-PORT vers le PORT de la machine cible par son intermédiaire.

ssh-tunneling-remote

Établissement du tunnel :

ssh -Nft -R REMOTE-PORT:target.com:PORT user@proxy.com

Connexion :

ssh -p REMOTE-PORT user@proxy.com

sept 19 2008

Les OGM : OMG !

Au mois de mars Tristan, invitait à regarder « Le Monde selon Monsanto » un documentaire sur la première entreprise agro-alimentaire productrice d’OGM au monde, et ses méthodes plus que douteuses..

Suite à cet article un « réponse » à été postée sur le blog de Serge, où il est expliqué par un scientifique, Jean-Claude Bregliano, en une dizaine de pages, clairement et simplement, en quoi consistent les manipulations génétiques, quels sont leur enjeux, etc. Plus important, et contrairement au documentaire Le Monde selon Monsanto, il est clairement fait la distinction entre la technique de production (ce qu’est un OGM, et pour lesquels je suis plutôt favorable) et les méthodes de commercialisations de ceux-ci par les entreprises comme Monsanto (qui sont plus que condamnables).

Je vous laisse le soin de vous procurer la vidéo, en ce qui concerne l’article, vous pouvez le consulter en ligne ou le télécharger.


août 13 2008

Bonne fête

Un petit billet pous souhaiter une bonne fête à tous les gauchers ! J’ai appris qu’aujourd’hui c’est la fête internationale des gauchers. L’occasion de faire partager à tous les droitiers les difficultés que nous, gauchers, rencontrons au quotidien. Du déclencheur d’un appareil photo, aux ouvres-boîtes en passant par les ordinateurs publics, les ciseaux ou encore une simple règle graduée, tout est conçu par des droitiers pour des droitiers.

Radion d\'une main gauche

Pour la petite histoire cette journée a été instaurée en 1976 à l’initiative de Dean R.Campbell qui avait crée le premier syndicat de gauchers l’année précédente. Il choisit le 13 août qui, cette année là tombait un vendredi, jour de chance, selon lui.


Et il y a un an sur ce blog, la visite de Cleveland et Pittsburgh.


août 5 2008

Cup of coffee fusion

Comme vous vous en êtes peut-être rendus compte j’ai décidé, pour diverses raisons d’administration et principalement pour passer Gros Becs sous Wordpress, de fusionner mes deux blogs : Gros Becs et Cup of Coffee.

Les deux se retrouvent maintenant à une seule et unique adresse : http://blog.gregseth.net. Les liens pointant sur les billets d’avant la fusion devraient être automatiquement redirigés… mais en cas de soucis, n’hésitez pas à me le signaler

À ce propos, et pour faire un note un peu plus technique, il a fallu mettre en place un système d’URL rewriting.

J’avais deux types d’adresses à modifier : Celles de type WordPress, hébergées sur cupofcoffee.gregseth.net, que je devais simplement rediriger vers blog.gregseth.net. Et celles au format DotClear à transformer au format WordPress.

La première étape s’est révélée assez simple, il a suffit des mettre ces deux lignes dans un fichier .htaccess à la racine du site :

##
# Redirects http://gregseth.net to http://www.gregseth.net
RewriteCond %{HTTP_HOST} ^cupofcoffee.gregseth.net$
RewriteRule ^(.*) http://blog.gregseth.net/$1 [QSA,R=301]

La seconde règle s’est révélée un peu plus complexe, puisqu’il s’agissait de transformer, par exemple : http://blog.gregseth.net/?2007/06/07/36-la-boite-a-chansons en http://blog.gregseth.net/2007/06/07/la-boite-a-chansons. Assez simple me suis-je dis. J’étais à moitié dans l’erreur. L’expression régulière à utiliser étant simple (enfin tout est relatif, on est dans les RegExp quand même !)… seulement une fois qu’on a connaissance de deux éléments dont parlent très peu de site traitant d’URL rewriting.

  • la syntaxe %N qui permet une référence vers une partie de la condition de réécriture (contrairement à $N qui référence une partie de l’URL courante).
  • L’utilisation de la variable %{QUERY_STRING}, qui n’est, elle non plus, pas mentionnée à beaucoup d’endroits.

À vrai dire je n’ai trouvé ces deux méthode que dans la documentation officielle. Anyway, voici la formule magique :

##
# Redirects the dotclear path to the wordpress one, for the 'blog' sub-domain
# 	DC: ?YYYY/MM/DD/XXX-title-of-the-post
#	WP: YYYY/MM/DD/title-of-the-post
RewriteCond %{HTTP_HOST} ^blog.gregseth.net$
RewriteCond %{QUERY_STRING} ^([0-9]{4}/[0-9]{2}/[0-9]{2})/[0-9]{1,3}-(.*)$
RewriteRule ^(.*)$ /%1/%2? [L,R=301]

Une remarque : le point d’interrogation en fin d’URL réécrite est indispensable. Il permet de réinitialiser la query string. Sans lui la nouvelle adresse correspond de nouveau au pattern, et donc est de nouveau modifiée, mais correspond toujours, etc. On se retrouve donc dans un boucle de redirections qui provoque une erreur. La dernière difficulté surprise : il fallait mettre es lignes dans un .htaccess dans le dossier du blog et non à la racine du site… j’ai toujours pas compris pourquoi…