juil 5 2009

Précis de commandes utiles

Here’s a list of very useful Linux shell commands. If you have some, feel free to share them in the comments, I’ll add ‘em to the list…

By the way, a quick poll, what’s your favorite shell? For me it’s — obviously — zsh!

script <filename>                              Saves everything output in the console in the
                                               file, until EOT (^D).
cd -                                           Go to prevous directory (not the parent one
                                               like cd ..).
C-l                                            The same as `clear`: cleans the console.
tac                                            The same as `cat` but in reverse order (from the
                                               last line of the file).
mkdir -p path/to/{dir1,dir2,.../{dir1,Dir2}}   Creates the whole tree.
dialog                                         Creates a GUI like environment. See man page.
nc -l -p PORT                                  Listens to the PORT, and outputs everything sent
                                               to it to stdout.
nc HOST PORT                                   Send the stdin to the HOST:PORT.
^err^new                                       Replaces 'err' by 'new' in the previous entry
pgrep <processname>                            PID of the processus named processname.
C-r + start typing                             Search the history.
watch -d <command>                             Executes command every 2sec (can be changed with
                                               --interval=secs) and show the differences in the output.
reset                                          Cleans the term, when binary output messed the
                                               thing up.
lsof                                           List open files.

mai 16 2008

Du bon usage de la langue française

Petit quizz trouvé sur facebook que je permets de reprendre ici. Combien d’erreurs dans le texte suivant ?

Elle est parti hier, après qu’elle ce soit dénoncer ? Et bien vas-donc la chercher la ou elle se trouve ! Vas-y, et souviens-toi de cela : on est jamais daccord avec le retour des traitres, à fortiori des traitresses. Nous serons tranquille tant que tu t’en rapellera. De toute façon, elle n’ai pas prête de reviendre avant longtant, si il y’a le moindre risque pour sa vie.

(le correcteur orthographique de firefox en souligne sept, la réponse est 24, et je les ai pas toutes trouvées)


mar 21 2008

Néologisme

Dans la longue série des néologismes liés aux nouvelles technologies et en particulier à internet, il en est un que j’affectionne particulièrement. Je ne sais pas si ça vient du fait que ce ne soit pas un anglicisme, ou pire un anglicisme traduit. Je ne garderai pas le suspense plus longtemps, il s’agit de l’expression « je plussoie ».

Je le donne ici à la première personne du singulier au présent de l’indicatif d’une part parce que ce verbe est employer la plupart du temps sous cette forme et d’autre part ne sachant quelle forme infinitive utiliser : « plussoir », ma préférée ou « plussoyer », qui semble emporter la majorité des voix dans ce que j’ai pu lire çà et là sur le net.

Mais qu’est-ce que ça veut dire ? Je plussoie est employer pour signifier son adhésion, son accord avec des propos précédemment énoncés par un tiers. Il provient des forums de discussion et des messageries instantanées dans lesquels de nombreux utilisateurs utilisent le symbole +1 pour marquer leur accord ; en quelque sorte pour dénombrer les personnes (en plus de celui qui à formulé l’idée initiale) ayant le même point de vue sur le sujet traité. Lu « plus un », ce symbole à donc donné naissance à ce nouveau verbe qui sera peut-être un jour dans les dictionnaires…

Alors, plussoir ou plussoyer ?


mar 17 2008

Long Tail

J’ai choisi comme sujet aujourd’hui un phénomène que je trouve particulièrement intéressant puisqu’on le retrouve un peu partout, dès qu’il s’agit de popularité. Je vais donc parler du phénomène de longue traîne (long tail pour les anglophones). J’en ai entendu parler pour la première fois sur le blog de Louis Naugès (passionnant à suivre si vous êtes dans le monde IT). Puis j’en ai à nouveau entendu parler ça et là, comme une sorte de mode, puis j’ai été embauché pour travailler sur un projet qui exploite pleinement ce phénomène.

La longue traîne, qu’est ce que c’est ?

C’est la partie jaune de la courbe suivante, qui représente une population d’éléments, classés par ordre décroissants de popularité. Cela peut par exemple correspondre au classement des occurrences d’un mot dans une langue. On peut parier que les mots “le”, “et”, “est”, … reviendront bien plus fréquemment que “bafouille”, “bévue” ou “billevesée”. Mais au final, la somme des occurrences des mots les moins fréquents sera plus importante que celle des mots le plus utilisés, ou, pour le formuler de manière plus visuelle, l’aire de la surface jaune sera plus importante que celle de la surface verte.

La courbe suit une loi de Zipf :

C’est bien joli me direz-vous, mais en quoi est-ce intéressant ? Cette courbe est parfaite pour représenter une demande de consommateur. On pourrait prendre également comme exemple la demande en vidéos, en livres, en articles spécialisé, etc. L’important ici est que le nombre total de demandes pour les produits les moins populaires, par effet d’accumulation, peut se retrouver largement supérieur à celui des produits les plus populaires.

Un peu de math

La loi de Zipf nous donne donc cette formule :

n est le n-ième “objet” le plus populaire
K est une constante, elle est égale à la valeur représentant la popularité de l’objet le plus populaire (et dépend donc uniquement de la métrique utilisée pour calculer cette popularité, e.g. nombre de téléchargements, …)
s est le paramètre de Zipf qui, en gros, joue sur le nombre d’objets les plus populaires, c’est en quelque sorte la clé de la formule.

Un modèle c’est bien, mais dans la réalité ?

Petit exemple, iTunes (le service de vente de musique en ligne d’Apple) par exemple vend chaque mois 98% de son catalogue ! La boutique en ligne profite du fait que le coût de stockage et de distribution de ses titres est totalement marginal. Alors qu’avec des magasins classiques (des disquaires, pour rester dans le monde de la musique) le stockage est limité à la taille du magasin l’offre est nécessairement réduite, le vendeur se tournera alors naturellement vers les titres qui lui rapporteront le plus, la dématérialisation du support permet une offre potentiellement illimitée.
Pour continuer dans les exemples amazon profite également des conséquences de la longue traîne.

J’ai constaté récemment que ma consommation de musique suivait ce même schéma. C’est en regardant mon historique des écoutes sur last.fm que je m’en suis aperçu. Je pense qu’il en serait de même avec ma vidéothèque en regardant la fréquence d’apparition des acteurs, par exemple. Et c’est logique, dans un sens : on a tous des chanteurs, des acteurs préférés, et parmi leur production des morceaux ou des films préférés. Et au final seulement une petite partie d’un album, par exemple, est vraiment bien (ou en tout cas vraiment appréciée – sauf cas particulier, bien entendu).

On constate donc que cette loi de répartition de popularité se retrouve à de nombreuses échelles et sûrement à d’autres cas non évoqués dans cet article.

À lire également sur le sujet :


mar 13 2008

Libriste de droite

Suite à l’article publié sur le Framablog mettant en relation le monde des logiciels libres et la citation de Nicols Sarkozy suivante : « Parce que je pense qu’il faut créer des richesses avant de les partager », j’ai posté un commentaire et comme ce dernier est bien plus long que ce que j’avais pensé au départ, j’ai décidé de le re-publier ici (je l’ai un peu remanié pour le faire correspondre au format billet).

Ce qui est amusant c’est que Tristan Nitot (président de Mozilla Europe) a publié un billet similaire sur son blog quelques jours auparavant… et que je l’avais mis dans ma liste d’articles “à lire à tête reposée”.

Pour re-situer le contexte que réponds donc au billet de aKa, qui pose en conclusion la question : Et si, parfois, la richesse d’une création venait avant tout de son partage ?

Dans le cas de Wikipedia, ce sont les connaissances des utilisateurs qui sont la richesse à partager. Wikipedia (le site) n’est que le moyen mis à disposition pour effectuer ce partage. Par ailleurs, les connaissances qui y sont partagées on bel et bien été crées avant leur publication sur Wikipedia.

De même pour un projet de logiciel libre, il faut une idée de départ, originale de préférence. C’est cette idée qui constituera alors la richesse du projet (sa valeur ajoutée). Elle évoluera bien évidemment au fil des apports de la communauté. Mais ces apports ne sont rien d’autre que des idées originales, qui ont germé dans l’esprit de leurs créateurs avant qu’il puissent la partager. Car sans idée de départ pas de projet possible.

Je pense donc qu’il faut créer des richesses pour pouvoir les partager, et que les richesses ne proviennent pas du partage, mais de ceux qui partagent.

En revanche la force du libre est bien évidemment son côté collaboratif. Contrairement à un projet fermé, n’importe qui peut apporter ses richesses (idées) au projet de son choix. Dans son billet aKa dis : « GNU/Linux sans le partage aurait tout simplement perdu toute sa richesse », je pense plutôt qu’il aurait perdu la richesse qu’ont su apporter les contributeurs. Ce n’est pas le partage en lui même qui fait la richesse d’un projet, ce sont les idées qui sont partagées (réunissons un bande d’incompétents, mettons les sur un projet a priori intéressant, et voyons s’il en ressort quelque chose).

L’un des principes du libre est la méritocratie, plus on participe et correctement à des projets libre, plus on est rémunéré (par forcément financièrement, il y a le plaisir de participer à un projet qui nous tient à cœur, la reconnaissance de la communauté, etc.). J’irai donc jusqu’à dire que cela rejoint une autre idée de notre président : « Travailler plus pour gagner plus ».

Et c’est une des choses que je trouves fascinantes dans le libre, c’est qu’on peut aussi bien le voir comme politiquement à gauche, comme à droite. Chacun peut donc s’y retrouver, et c’est, je crois, un force de plus à son crédit.